Techniques : Toutes les techniques de pêche peuvent y être pratiquées avec succès (toc, mouche, lancers…).
Périodes : Les meilleures périodes s’étalent essentiellement de mi-avril à début juillet, l’été étant une saison plus irrégulière en fonction des conditions météorologiques, septembre pouvant réserver de belles surprises si les températures diminuent.
Description du parcours:
Le haut bassin de la Loire est très réputé localement pour la pêche des salmonidés. La fréquentation halieutique reste cependant modérée sur la Loire et les principaux affluents du haut bassin (Méjeanne, Langougnole, Orcival). La qualité piscicole et environnementale offre aux pêcheurs de nombreuses possibilités pour pratiquer ce loisir dans un cadre naturel sauvage et préservé.
A proximité de ses sources, la Loire est d’abord un petit ruisseau qui s’écoule à travers les prairies herbeuses des hauts plateaux ardéchois. Elle devient ensuite une petite rivière aux courants rapides qui progressivement s’encaisse dans les terrains granitiques ponctués de formations volcaniques (coulées de laves basaltiques). Tout en amont, le cours d’eau est colonisé uniquement par la truite commune puis, un peu plus en aval, le vairon, le chabot et la loche accompagnent le salmonidé.
A son entrée en Haute-Loire, la Loire est déjà une rivière de taille importante d’une dizaine de mètre de large. Elle s'écoule dans une vallée encaissée, parfois des gorges (Salettes, Arlempdes...) creusées dans les terrains granitiques entre les massifs volcaniques du Devès à l'Ouest et du Mézenc à l'Est.
L'écoulement diversifié alterne courants, plats et zones plus profondes. La pente moyenne varie entre 0,3 % et 1 % suivant les secteurs. Le régime hydrologique de la Loire est très irrégulier avec des crues violentes et des étiages très sévères. Il est en partie influencé par l'aménagement hydroélectrique de Montpezat situé sur le haut bassin ardéchois qui dérive une partie importante du débit de la Loire vers le Rhône, via la Fontaulière puis l’Ardèche.
Les affluents naissent sur les hauts plateaux volcaniques puis s'encaissent rapidement pour rejoindre la Loire. Leur pente est marquée sur la plus grande partie de leur cours.
La haute vallée de la Loire en amont du Puy est une zone mixte à ombres et à truites. Ces deux espèces sont effectivement bien représentées mais, comme peut l'expliquer l'évolution du milieu, leur proportion diminue de l'amont vers l'aval du fleuve au bénéfice des cyprinidés d'eaux vives (chevesnes, barbeaux...), excepté dans les écoulements rapides (radiers, courants). Les densités d'ombres communs les plus importantes se situent entre la confluence de la Langougnole et Goudet. L'espèce est absente de tous les affluents du haut bassin. Cette portion correspond approximativement à celle classée en 1ère catégorie piscicole, la limite étant située aux environs de Solignac-sur-Loire (les piles du vieux pont).
Les affluents sont tous des ruisseaux de la zone à truite supérieure. La truite est parfois la seule espèce présente, parfois elle est accompagnée par les petites espèces typiques des ruisseaux de 1ère catégorie (vairon, chabot, loche franche, écrevisse à pattes blanches).
* La Loire est classée en 1ère catégorie piscicole en aval des piles du vieux pont de Solignac-sur-Loire