Sa petite fille, Diane de Poitiers, dame d’Arlempdes, qui influença avec tant de charme le roi Henri II, se mira, sans nul doutes, du haut des tourelles d’Arlempdes dans la même Loire si limpide où le soir encore, au soleil couchant, comme dans un mirage, les ruines fantastiques d’Arlempdes s’étalent.
1538, un siècle plus tard, le calme d’Arlempdes est troublé par les guerres de religion. Le château tombe entre les mains du fameux Capitaine Huguenot Antoine de Chambenas seigneur du Bouchet. Toute la région fût saccagée. C’était le meurtre et le pillage.
Le baron de Saint-Vidal, chef des ligueurs, marcha sur Arlempdes pour délivrer le pays mais l’occupant était solidement établi dans cette forteresse naturelle. Finalement, le cadet de Chambenas tomba sous l’épée d’un soldat et les catholiques, avec la Duchesse de Bouillon, dame de la baronnie d’Arlempdes, reprirent possession de ce castel.
Et c’est en 1596, à la demande de Henri de la Tour d’Auvergne, Vicomte de Turenne, Maréchal de France, devenu baron d’Arlempdes, que le roi Henri IV donnait à Amiens des lettres de rémission en faveur des habitant d’Arlempdes ; souvenir glorieux, si près du caractère des gens du Velay qui aiment les luttes nobles et les échauffourées, souvenirs qui sont colportés de génération en génération pour être traduits un jour par une légende que se rappellent les vieux du pays à propos de la prise d’Arlempdes. C’est ainsi que le cadet de Chambenas avait à différentes reprises, essayé de se faire livrer la place par menaces ou par promesses. Un jour, un de ses émissaires aurait fait passer par une fenêtre du grand portail, près du Calvaire gothique du XVe siècle, un sac plein d’écus au portier qui, ébloui, le prit et s’enfuit en oubliant de refermer derrière lui la porte entr’ouverte. Dans le mur de ce portail on montre encore les trous faits par les balles en plomb tirées du clocher et du château.
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