A partir de 1989, elle a été sous le feu de l'actualité suite au projet de construction, en Haute-Loire, du barrage de Serre de la Fare et à l'important mouvement d'opposition que ce projet a engendré tant au niveau local que national et international...
Le 04/01/94, l'adoption par le gouvernement du Plan Loire Grandeur Nature a consacré l'abandon du projet de barrage de Serre de la Fare et la mise en place de mesures alternatives en vue d'assurer la sécurité des riverains du cours supérieur de la Loire.
Depuis, le dernier fleuve sauvage d'Europe continue de couler dans ses gorges préservées à découvrir les yeux grands ouverts, les sens en éveil
L’histoire d’un combat : non au barrage de Serre-de-la-Fare ou comment des amoureux de la Loire ont sauvé ses gorges :
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Crue exceptionnelle à Brives-Charensac. |
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L’EPALA (Etablissement Public d’Aménagement de la Loire et de ses Affluents) prévoit l’aménagement de la Loire, dernier fleuve sauvage de France et d’Europe de l’Ouest. Quatre barrages sont prévus sur le fleuve et ses affluents : Le Veurdre et Naussac 2 sur l’Allier, Chambonchard sur le Cher et Serre de la Fare dans la Haute-Vallée de la Loire.
Le Comité Loire Vivante se crée pour s’opposer à ce programme ; il travaille en coopération avec le WWF International, WWF France et France Nature Environnement et comporte plusieurs antennes locales tout au long du bassin. |
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Le petit village de Colempce, où coule la Gazeille, devait être englouti sous près de 30 m de hauteur d'eau par la construction du barrage.
Début 1988, l’association SOS Loire Vivante se crée pour s’opposer au projet de barrage de Serre de la Fare. Petit Comité d’action locale au début, le groupe se structure rapidement en une association professionnelle, coordinatrice du comité Loire Vivante dont elle est l’association la plus importante en nombre d’adhérents et de permanents.
Début 1989 : Le WWF international qui soutient la campagne Loire vivante, envoie M. Roberto Epple, comme Campaign Officer pour 7 ans sur les bords de la Loire. (Il sera basé au Puy en Velay et organisera la campagne de SOS Loire Vivante)
En février 1989 débute une occupation non-violente du site de Serre de la Fare, c’est la grande transgression et les débuts de l’occupation des bords de la Loire sauvage : elle va durer 5 ans. |
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Une première annulation du projet de Serre-de-la-Fare a été obtenue. Mais SOS Loire Vivante ne désarme pas |
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Le Comité Loire Vivante, dont SOS Loire Vivante, reçoit le Prix Goldmann, le prix le plus important du monde en matière de défense de la Nature. Le Prix était officiellement reçu par Christine Jean, coordinatrice Loire Vivante, financée par le WWF France.
Le débat dépasse les frontières françaises, il devient européen pour ne pas dire mondial. Le prince Philip d’Edimbourg, président du WWF, se rend au bec d’Allier, au confluence de la Loire et de l’Alllier et lance un appel qui fait sensation : « Vive la Loire sauvage ! » |
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Après 6 années de campagne menées sur tous les fronts : juridique, médiatique et scientifique, SOS Loire Vivante obtient l’abandon définitif du barrage de Serre de la Fare, dans le cadre du Plan Loire Grandeur Nature annoncé le 4 janvier 1994. Ce plan, grâce à l’impact de la campagne “Loire Vivante”, révise entièrement le programme d’aménagement de la Loire, abandonnant la logique des aménagements lourds et mettant l’accent sur la prévention des crues sans barrages et la sauvegarde du patrimoine naturel.
Outre l’abandon de Serre de la Fare, le Plan Loire Grandeur Nature prévoit l'extension du Barrage de Naussac 1 (*0), l’ajournement du projet de barrage du Veurdre (*1), la construction du barrage de Chambonchard (*2) sur le Cher, le démantèlement de deux barrages à Maisons rouges et St. Etienne de Vigan (*3) et la restauration du saumon atlantique.
*0) : extension réalisée en 1999
*1) : reporté (sans date)
*2) : annulé définitivement en 2001/2002
*3) : démantèlements réalisés en 1998 |
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